vendredi 25 juillet 2008

L'Union pour la Méditerranée

Voici un thème dans l’air du temps… J’évoque bien sûr les destinations prisées par Juilletistes et Aoûtiens. N’y voyez aucune autre allusion, toute ressemblance avec un fait ayant existé (ou existant en ce moment-même) est purement fortuite. Mon propos concernant la Méditerranée, je n’évoquerai ni recette anglaise, ni recette allemande… Restons logiques.
A travers ces quelques recettes, effleurons plutôt la douceur de vivre qui caractérise les pays méditerranéens. Picorer une olive qui a été oubliée sur le bord d’une table, siroter de la citronnade bien fraîche, cueillir une orange chatoyante et dodue, ou encore croquer à pleines dents une corne de gazelles… Les populations exubérantes qui habitent ces chaleureuses contrées crient chaque jour leur bonheur de vivre. Même les cigales et autres chantantes créatures nous bercent de leur mélodie et nous invitent à dévorer quelques heures de quiétude. Alors fermons les yeux, et allons les retrouver…

Liban : Humus
Laissez reposer des pois chiches une nuit dans de l’eau à laquelle vous aurez mélangé une cuillère à soupe de cumin. Le lendemain, égouttez les pois chiches en conservant l’eau. Faîtes bouillir l’eau cuminée. Au premier bouillon, versez les pois chiches et baissez le feu. Couvrez et laissez cuire 1h30 à 2h. A l’issue de la cuisson, égouttez bien et broyez les pois chiches encore chauds avec du sel, une gousse d’ail pilée, du persil, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive et le jus d’un demi citron. Ajoutez au mélange 2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse. Laissez refroidir et mettez au moins deux heures au réfrigérateur.

Espagne : Epinards à la Sévillane
Equeutez les épinards. Concassez une poignée de noisettes. Coupez des oignons en tout petits morceaux. Faîtes les revenir 2 min à la poêle avec une cuillère d’huile d’olive. Ajoutez 70g de lardons et laissez encore 2 min. Ajoutez les épinards. Remuez bien jusqu’à ce qu’ils soient entièrement vidés de leur eau. Fouettez 20cL de crème fraîche avec 20g de noisettes en poudre. Versez le mélange sur les épinards. Baissez le feu et remuez toujours. Quand la crème est intégrée au mélange de manière homogène, servez. Saupoudrez avec les éclats de noisettes concassées.



Grèce : Salade grecque (4 pers)
Coupez un demi concombre en rondelles, 3 tomates en 8 tranches chacune, une tranche de feta en dés, quelques cercles d’oignon. Epluchez et lavez une petite laitue. Faites une vinaigrette : 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, du sel et le jus d’un demi citron. Mettez les ingrédients précédents dans le saladier et mélangez bien. Servez immédiatement.


Maghreb : Tajine d’agneau
Préparez la marinade : 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, le jus d’un demi citron, 1 dose de safran, 1 cuillère à café de cumin, une gousse d’ail pilée, du sel. Déposez les morceaux de viande. Remuez bien. Laissez au frais pendant 1h.
Dans un tajine ou, à défaut, une cocotte en fonte, faites revenir des petits morceaux d’oignons pendant 5 min. Déposez les morceaux de viande égouttés et laissez-les 10 min en remuant de temps en temps. Pendant ce temps, découpez deux tomates en morceaux et deux branches de céleri en tronçons. Au bout des 10 min, ajouter-les et versez la marinade. Couvrez et laissez cuire à feu très doux pendant 2h. Ajoutez une poignée d’olives vertes. Laissez encore une demi heure sur le feu.
Servez avec de la semoule.


Italie : Spaghetti à la sicilienne (4 pers)
Mettez de l’eau à bouillir avec du gros sel dans une grande casserole. Pendant que l’eau chauffe, préparez la sauce. Versez une boîte de concentré de tomate dans un bol. Ajoutez 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, de l’origan et 3 cuillères à soupe d’eau. Mélangez bien le tout. Faites revenir des tranches de champignons de Paris dans une poêle avec des oignons. Quand les champignons et les oignons se sont vidés de leur eau, ajoutez la sauce précédemment préparée ainsi qu’une cuillère à soupe de câpres. Faîtes cuire le tout à feu très doux. Surveillez bien le taux de liquidité de la sauce, en rajoutant un peu d’eau si besoin. Coupez 100g de parmesan ou pecorino (goût plus relevé) en copeaux. Faites cuire 500g de spaghetti le temps indiqué sur l’emballage. Egouttez bien. Remettez les pâtes dans la casserole avec une cuillère à soupe d’huile d’olive. Mélangez. Servez les pâtes dans des assiettes creuses, recouvrez de sauce et saupoudrez de copeaux de parmesan.

vendredi 18 juillet 2008

Les vacances Conserves...

Pas de lave-vaisselle, pas de robot mixeur, pas de machine à pain… et notre monde est dépeuplé ! Pas de four, pas de micro-onde, quelle catastrophe ! Pas de réfrigérateur, horreur ! Nous sommes entrés dans l’ère des nouvelles technologies avec nos téléphones portables, ordinateurs et autre Internet… Pourquoi ne pas profiter des vacances pour apprendre à nouveau la simplicité : se promener en forêt ou au bord de la mer, tremper ses pieds dans le petit torrent, louer un gîte au fin fond du Massif Central sans télévision…

Dans le cas où, tel un Stoïcien des temps modernes, vous auriez poussé le vice jusqu’à vous priver de réfrigérateur, je vous suggère une invention magnifique : la conserve. Savez-vous que les fruits et légumes en conserve comportent souvent plus de vitamines que les aliments frais que nous achetons ? En effet, les aliments en conserve sont cueillis et mis en boîte immédiatement. Ainsi, ils conservent (c’est le cas de le dire) la plupart de leurs vitamines. En revanche, leurs cousins achetés sur les marchés, voués à la nuit éternelle, perdent toutes leurs vitamines. En effet, après un long séjour au fond d’un camion, ils n’ont droit qu’à quelques heures de marché au soleil avant d’être téléportés directement dans le tiroir fruits et légumes de notre réfrigérateur. Durant cet inéluctable processus, les vitamines expirent toutes les unes après les autres…

Je vous propose donc un repas complet, sorti d’une boîte.

Entrée : Cornet de jambon à la macédoine
Egouttez le contenu d’une boîte de conserve de macédoine de légumes et versez dans un saladier. Ajoutez une cuillère à soupe de mayonnaise et du sel. Mélangez bien. Formez un cornet avec une tranche de jambon et glissez la macédoine à l’intérieur. Servez ou laissez une heure au réfrigérateur (si vous en disposez).

Plat : Salade de lentilles aux tomates
Egouttez une boîte de lentille en conserve SANS SAUCE. Découpez deux tomates en petits dés. Dans un saladier, faîtes une vinaigrette avec 3 cuillères à soupe d’huile d’olive et 2 cuillères à soupe de vinaigre de xérès. Ajoutez du persil OU de la ciboulette. Mélangez. Versez les lentilles et les tomates. Mélangez bien. Servez ou mettez une heure au réfrigérateur (si réfrigérateur il y a).
Les légumes secs contiennent énormément de protéines. Ainsi, ils peuvent remplacer la viande, le poisson ou les œufs. Vous pouvez essayer d’autres combinaisons : haricots blancs/thon au naturel, pois chiches/céleri-rave, fèves/poivron/menthe/citron…
Fromage : Feta en salade
Découpez une plaque de feta grecque en petits carrés. Egouttez des poivrons grillés en boîte, des cornichons, et des olives noires. Découpez les poivrons en carreaux et les cornichons en rondelles. Préparez une vinaigrette avec 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, 2 cuillères à soupe de jus de citron, une cuillère à café de thym ou d’origan, du sel. Mélangez le tout.

Dessert : Tiramisu improvisé (4 pers)
Egouttez des fruits en conserve en conservant le jus. Humidifier des biscuits à la cuillère (5 par pers) en trempant le bas du biscuit dans le jus de la conserve. Placez les biscuits autour du bord d’un verre large (type verre à whisky). Déposer quelques fruits découpés dans le fond du verre. Battez 250g de mascarpone avec 2 cuillères à soupe de sucre et 5-6 cuillères à soupe de jus de conserve, en les ajoutant une à une. Complétez le mélange avec quelques morceaux de fruits. Remplissez le verre avec le mélange. Saupoudrez de copeaux de chocolat blanc pour des fruits rouges, de chocolat noir pour des poires, de coco pour des ananas, des amandes effilées pour des abricots ou des pêches…
Quand vous rentrerez de votre quiète escapade dans le Massif Central, n’oubliez pas de regarder les articles que vous avez manqués sur anosfourneaux…

vendredi 11 juillet 2008

Exotisme français

300g de terroir, 2 cuillères à soupe de traditions, et une bonne pincée de convivialité… Voici les ingrédients pour concocter un solide plat régional.
A quelques coups de fourchettes de notre Fête Nationale, évoquons ces plats issus de nos contrées, qui appartiennent à notre patrimoine. Les mets anthropophiles dont il est question apportent la convivialité autour d’une table. Tout d’abord, ils ressuscitent la complicité de ceux qui ont les mêmes racines. Mais plus encore, ils accueillent à plats ouverts les étrangers. Le tout dans une ronde de regards gourmands.
La célébrité de la cuisine française n’est plus à prouver, mais qu’est-ce que la cuisine française ? La cuisine française n’existe pas. Il s’agit de la cuisine des régions de France, premier reflet de la diversité culturelle et de l’intégration.
Puisque nous sommes en période de « Grande Boucle », exécutons, nous aussi, un petit Tour de France...


Alsace : les spätzle
Ingrédients par convive : un œuf, 100g de farine, une cuillère à soupe d’eau et une pincée de sel. Mélangez le tout (à la main) jusqu’à obtenir une pâte homogène. Faîtes bouillir de l’eau avec du gros sel. Coupez, à la main ou au couteau, des petits morceaux de pâte, et jetez-les dans l’eau bouillante. Lorsqu’ils remontent à la surface, ils sont cuits. Retirez-les et passez-les sous l’eau froide. Egouttez bien et absorbez délicatement le reste de liquide avec du papier absorbant. Faîtes fondre 30g de beurre dans une poêle à feu moyen. Dès que le beurre commence à se liquéfier, jetez-y les spätzle. Faîtes revenir à la poêle quelques minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Servez immédiatement.
Ce plat accompagne généralement une viande, mais il y a d’autres possibilités : mettre les spätzle dans un plat à four et ajouter des petits morceaux de munster pour en faire un gratin, les déguster avec des fruits ou de la compote de pommes, avec des herbes… Toutes les combinaisons sont permises !


Nord : carbonade flamande
Faîtes revenir des morceaux de bœuf à bourguignon dans une cocotte en fonte avec du beurre et des oignons, à feu vif. Quand la viande est bien dorée, retirez-la du feu. Ajoutez 1dL d’eau et 2 cuillères à soupe de cassonade. Laissez réduire le jus de moitié et saupoudrez de bouquet garni. Remettez les morceaux de viande et parsemez de petits morceaux de pain d’épices. Couvrez et laissez cuire trois heures à feu doux.
Ce plat s’accompagne de frites.

Normandie : Fondue normande (3-4 pers)
Dans un caquelon, ou une simple casserole, faîtes fondre 50g de beurre à feu doux. Lorsque le beurre est liquide, ajoutez trois cuillères à soupe bombées de crème fraîche épaisse. Remuez bien. Retirez la croûte d’un demi camembert et d’un demi pont l’évêque. Coupez-les en morceaux et ajoutez-les dans la casserole. Lorsque le mélange est onctueux, trempez des morceaux de pommes et des morceaux de pain sec. A déguster sans modération, et terminer par un petit verre de calvados.


Provence : tomates à la provençale
Coupez des tomates en deux. Sur les deux moitiés, saupoudrez avec le mélange suivant : 1 cuillère à café d’ail semoule, 1 cuillère à café d’herbes de Provence ou de thym, 1 cuillère à café de chapelure et du sel. Mettre au four 10 min à 200° ou au micro-onde 5 min à puissance maximale.

Pays basque : on ne pense pas toujours à accompagner le fromage de fruits. Cela constitue pourtant une alliance délicieuse : les Basques marient par exemple fromage de brebis et confiture de cerises noires… A essayer absolument !

La boucle est loin d’être bouclée. Je pourrais encore citer la quiche lorraine, le kouign amann, le gratin dauphinois, le gâteau pastis, l’aligot, la tapenade et bien d’autres… Nos régions françaises abritent encore tant de richesses. Que ces dernières soient ignorées (qui connaît le dampfnüdle ?) ou fameuses (qui n’a jamais entendu parler de la bouillabaisse ?), elles méritent d’être goûtées. Alors si vous n’avez encore rien prévu pour les vacances,… Cocorico !!!

vendredi 4 juillet 2008

Le temps de vivre

Voilà quelques années que le temps s’est converti en un fantôme fuyant, une poursuite sempiternelle et jamais rassasiée. « Quand j’aurai le temps, je ferai… ». Oui, mais quand ? Notre vie est dévorée par les activités chronophages : la gym le lundi soir, les cours de chinois le mardi, le club bricolage le mercredi, les courses le jeudi, amener les enfants au judo le vendredi, le mariage de Félicie samedi après-midi, et le repas d’anniversaire de Tante Elise dimanche.

Ainsi sursautons-nous lorsque le livre de cuisine nous indique une cuisson de trois heures. Le spasme passé, nous choisissons avec résignation une autre recette. Nous remettons notre plaisir à plus tard. Pourquoi s’enfoncer chaque jour un peu plus dans le supplice de Tantale, telle une armée d’affamés temporels ?

Les médias qualifient la cuisine d’art de vivre. Alors vivons !
Passons à la pratique…


Entrée : Terrine de poisson

Faire cuire un poisson blanc (cabillaud, limande, grenadier…) au micro-onde cinq minutes à puissance maximale. Le placer dans un saladier et le réduire en bouillie à l’aide d’une fourchette. Laisser refroidir. Lorsque le poisson est tiède, verser dans le saladier une petite boîte de concentré de tomate et une cuillère à soupe de crème épaisse par personne. Mélanger le tout jusqu’à obtenir l’homogénéité de la préparation. Ajouter ensuite un œuf par personne. Mélanger à nouveau. Beurrer un plat à cake et y verser la préparation. Placer le plat à cake au bain-marie (eau bouillante) au four à 150°. Commencer un jeu de 7 familles avec les enfants. Laisser cuire une heure. Sortir le plat du four et le recouvrir d’un torchon propre. Quand le plat est refroidi, le placer dans le frigo au mois trois heures… Le temps d’aller en ville faire quelques achats pour le dîner de ce soir.

Plat : Sauté de veau à la provençale

Faire revenir à feu vif les morceaux de veau dans une casserole en fonte avec deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Quand ceux-ci sont dorés, baisser le feu et ajouter des morceaux de tomates et des demi-rondelles de courgettes. Couvrir. Si le temps est à l’orage, c’est le moment de regarder votre DVD favori (de préférence d’une durée de 2h à 3h). Faire cuire à feu très doux pendant deux heures et demi. Ajouter des olives noires et faire cuire encore dix minutes.


Dessert : Soupe au melon

Découper un melon en petits carrés régulier. Verser un dL d’eau et trois cuillères à soupe de miel dans une casserole. Ajouter une branche de romarin. Faire bouillir. Au premier bouillon, baisser la cuisson à feu doux et verser les morceaux de melon dans la casserole. Laisser cuire 2 min et retirer du feu. Laisser refroidir 10 min et filtrer le mélange en réservant le melon. Verser 25 cL de muscat dans le mélange obtenu. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur pendant 3h. Placer également les morceaux de melon au réfrigérateur. Sortir sa bicyclette et faire un grand tour dans les bois ombragés. Au moment de servir, diviser le liquide dans 4 assiettes creuses et déposer les morceaux de melon au centre. Décorer avec une branche de romarin.

Le petit plus : Liqueur de cassis

Broyer 3 kg de cassis sans les avoir équeutés ni lavés, et en laissant quelques feuilles. Couvrir. Laisser au frais et à l’obscurité pendant 48h (dans une cave par exemple), en remuant de temps en temps. Ajouter 4 L d’alcool blanc 40° et laisser encore macérer 24h. Presser le tout dans un torchon. Préparer un sirop faisant fondre 2,5 kg de sucre dans 2 L d’eau. Laisser refroidir et mélanger avec le jus de cassis précédemment obtenu. Attendre un mois avant de consommer. Le temps de partir en vacances…




vendredi 27 juin 2008

En Vies d'Eté

« Le bonheur est une petite chose que l’on grignote, assis par terre, au soleil. »

Cette petite phrase de l’écrivain Jean Giraudoux illustre merveilleusement l’apparition de la délicieuse époque estivale. Délicieuse, mais dépourvue de toute fioriture inutile. On apprécie la saveur goûteuse du fruit et du légume. Les pulpeuses tomates du jardin, rougissant sous les caresses du soleil, ne demandent qu’à être cueillies. Quant aux pêches et aux abricots joufflus, ils se précipitent au bas de l’arbre afin que nous les ramassions. Salades, ciboulette, persil, nous adressent des clins d’œil du fond du potager. Et Dames Carottes se font désirer…

C’est ça l’été. On laisse de côté toute superficialité. On peut être heureux tellement simplement.

Accueillons donc la farandole de grillades, tartes, salades et autres enchantements qui accompagneront nos pétillantes soirées estivales…

Tarte aux légumes du soleil
Faire revenir dans l’huile d’olive des cubes de courgettes, d’aubergines et de tomates. Ajouter trois cuillères à soupe de vinaigre balsamique. Couvrir et remuer de temps en temps pendant une vingtaine de minutes. S’il reste du liquide dans la poêle, égoutter. Déposez les cubes de légumes sur une pâte brisée (achetée ou faites avec 300g de farine, 150g de beurre et un peu d’eau).



Salade de pâtes
Faire cuire la quantité de macaroni souhaitée. Egoutter, remettre dans la casserole, ajouter une ou deux cuillères à soupe d’huile d’olive et remuer. Réserver. Lorsque les pâtes sont tièdes ou froides, les mettre dans un saladier avec des pousses d’épinards équeutées. Ajouter cinq cuillères à café de purée de tomates séchées, et du sel à votre convenance. Remuez le tout jusqu’à ce que les pâtes soient rouges. Mettre au frigo deux heures avant de servir.





Brochettes en fêtes : deux idées
- Disposer alternativement sur une brochette, des cubes de lieu noir, de courgettes, d’oignons et de citron.
- Découper des morceaux d’aloyau de bœuf et les laisser mariner une heure dans un mélange composé d’huile d’olive et de vinaigre de xérès. Les disposer sur une brochette alternativement avec des oignons et des tomates cerise.

Et le dessert…
- Pêches en papillote : faire bouillir de l’eau et y déposer les pêches. Laisser-les dans l’eau bouillante une à deux minutes. Les retirer et les égoutter. Oter la peau et les couper en deux. Déposer-les dans des papillotes. Parsemez de sucre (à votre convenance), copeaux de beurre et thym. Fermer la papillote. Laisser un quart d’heure dans un four chaud à 180°
- Les salades de fruits : tous les coups sont permis. N’hésitez pas à faire des mélanges originaux (fraise/basilique, framboises/melon, fruits rouges/copeaux de chocolat blanc) et sachez qu’un léger arrosage au citron relève le goût des fruits.




Une citation a débuté cette article, une autre le clôturera : « La bouillabaisse, c’est du poisson avec du soleil » Alfred Capus. En voilà une simple recette !

vendredi 20 juin 2008

La pêche à la "ligne"...



Une note sucrée, une note crémeuse, une note fruitée, une note moelleuse… Oui, mais en ce week-end à la fois musical et estival, prenez garde à ce qu’aucun bémol ne tombe dans votre assiette !
En effet, l’arrivée de l’été suscite chaque année un appétit médiatique gargantuesque pour la quête inassouvie DU régime miracle. Les magazines féminins regorgent d’arguments pour vous démontrer par A + B qu’il est absolument nécessaire de se priver stoïquement pour rester belle. Taratata (comme dirait Scarlett O’Hara) !

Savez-vous que certains groupes organisent des semaines entières de jeun avec conférences et randonnées à l’appui ? Vous pouvez alterner avec un régime macrobiotique (diminuant la consommation de viande, lait, fruit), un régime d’exclusion, ou un régime sans gluten, tous aussi efficaces pour vous faire perdre poids, moral et argent en un temps record !
Autre exemple assez incroyable : avec le régime mayo, vous consommez 800 à 1000 Kcal par jour en supprimant matière grasse, féculents, légumes secs, sucre et laitage. Finalement, on a le droit de manger quoi ? Des œufs ! Il faut manger 6 œufs par semaine. Super !
S’il est clair que les régimes évoqués endommagent très sérieusement notre équilibre, il existe tout de même des suivis sérieux. Cependant, je vous propose d’autres solutions…

Si vous souhaitez réaliser des économies calorifiques dans votre budget estival, il faut enrayer la mayonnaise des salades… Un thon mayonnaise sans mayonnaise, ça vous dit ?
Mélanger un petit pot de fromage blanc 0% avec une cuillère à café bombée de moutarde (à l’ancienne, c’est meilleur), un peu de paprika, de la ciboulette ou du persil. Mélanger avec une boîte de thon au naturel égoutté.

La pizza est un aliment piège car nous ne sommes pas toujours bien informés sur sa composition… Alors rendez-vous dans votre supermarché préféré et achetez une pâte à pizza et du concentré de tomates (souvent au rayon "pâtes"). Réaliser la sauce tomate en mélangeant : une petite boîte de concentré de tomates, une cuillère à soupe d’huile, cinq cuillères à soupe d’eau, deux cuillères à soupe d’origan (le sel est inutile, le concentré est salé). Tartiner votre pâte à pizza avec la sauce tomate en laissant un centimètre au bord.
Garnissez avec ce que vous voulez : la traditionnelle jambon champignons, ou alors innovez avec une ricotta épinard, artichaut olives chèvres, maïs poivrons mozzarella… Essayez quand même de laisser la 4 fromages de côté si vous êtes vraiment dans une optique minceur.

Sachez aussi que certains ingrédients comportent moins de calories que d’autres : les fruits de mer et la viande blanche par exemple. Il suffit d’y ajouter une pointe d’originalité.
- Tremper des crevettes cuites dans une fine couche de farine. Les faire revenir à la poêle dans l’huile d’olive avec du sel, de l’ail semoule et du persil. Déposer-les sur un lit de maïs.
- Si vous disposez d’un mixeur, broyez des morceaux d'escalope de dinde crus avec du sel, du curry et du persil. A l’aide de deux cuillères à café, formez des petites boulettes que vous ferez cuire dans un plat à four au grill, en les retournant au bout de 10 min, puis toutes les 5 min, deux ou trois fois (en fonction de la puissance de votre grill).

Enfin, s’il faut se méfier des régimes, il ne faut pas moins prendre avec distance les aliments allégés en sucre. Le corps infirmier participant à ce blog pourrait nous en dire sur l’aspartame… Franchement, ne vaut-il pas mieux acheter des yaourts natures 0% graisse et y mettre une cuillère de confiture ? Puisque j’y suis, voici une petite recette de confiture (pour 1 pot) :
Couper en très petits morceaux 150g de fraises et 150g de pêches jaunes.
Hacher une dizaine de feuilles de menthe.
Mélanger le tout avec 150g de sucre gélifiant et un demi citron.
Laisser reposer une nuit au frigo.
Le lendemain, faire revenir à la sauteuse pendant huit minutes à partir de la première bulle (attention, pas une minute de plus, sinon la confiture risque d’être trop liquide).





L’épicurisme est une école philosophique vouée à la recherche du bonheur. Vous me comprenez… ? Manger des choses que l’on aime, c’est bon pour le moral. Il faut savoir raison garder que diable !







vendredi 13 juin 2008

De la poésie dans les papilles


« Pourquoi aimons-nous manger », vous êtes-vous déjà posés cette question ? « Parce que c’est bon » allez-vous me répondre… Oui, mais pourquoi apprécions-nous certains mets plutôt que d’autres ? Peut-être tout simplement parce qu’ils évoquent des moments agréables de notre vie. Des moments que nous regrettons peut-être…
Je voudrais évoquer dans cet article la part importante que constitue notre passé dans nos goûts et dans notre manière de cuisiner. J’en parlerai tout d’abord en mentionnant le personnage clé qui marquera notre cuisine toute notre vie : notre grand-mère.
En effet, si ces imposantes personnalités ne disposaient pas des moyens actuels pour une cuisine sophistiquée (et branchée), elles débordaient de créativité… et d’efficacité.
Aussi, ne faudrait-il pas, de temps à autre, se retourner pour se souvenir de nos valeurs ?

Consacrons quelques secondes à ce passé si cher… Humons l’odeur de la soupe qui frétille sur le feu. Asseyons-nous autour de la table à carreaux rouges et blancs, tout près du poêle. Sirotons la tisane de verveine que Grand-mère vient de déposer dans notre tasse…
Comme disait Proust à propos de l’internationalement connue madeleine, certains mets sont «déclencheur[s], non d’un simple souvenir, mais du fait de revivre quelques instants de son enfance ».
Selon notre région d’origine, certains de ces plats qui imprègnent encore notre quotidien sont encore d’actualité. On citera par exemple le fameux Kouign Aman pour les Bretons. Je ne me lancerai pas dans des explications concernant ce plat. Je crois que des mains bretonnes sont seules à avoir une chance de réussir (je parle avec l’expérience de mains alsaciennes…).
Mais je ne vous laisserai pas sur votre fin (faim ?). Un jour, lorsque je me remémorais les repas de famille autour de la grande table de la cuisine, je demandai à ma grand-mère la recette de la « Galette à suc ». Elle m’indiqua « un petit saladier de farine, de la levure, un pot de crème et un peu d’huile ». Comme on dirait par là-bas, « nous v’là bien ! ». Après quelques tentatives pour trouver les proportions, voici la recette déduite (pour des expérimentées car il faut moduler les proportions):
Mélanger 300g de farine et un sachet de levure chimique et du sel.
Faire une fontaine et y verser un pot de crème épaisse (25cL) et 3 c.s. d’huile
Former une boule de pâte et l’étaler.
La placer dans un plat beurré et fariné allant au four.
Verser sur la pâte 80g de sucre et parsemer de 60g de morceaux de beurre.
A cuire au four 200°C environ une demi-heure.

Les grands-mères (qui ont été mamans d’ailleurs) ont parfois des idées plus simples pour satisfaire les petits estomacs affamés et gourmands qui piaillent d’impatience autour de la table. Voici la recette de la Soupe au lait :
Faire bouillir 250mL de lait par personne avec du sucre (à votre convenance). Lorsque vous sentez le lait impatient, ajouter des vermicelles que vous laisserez cuire le temps indiqué sur le paquet.

Je vous fais grâce de la tisane aux orties et de la cuillère d’huile de foie de morue (spéciale dédicace à Marcel Pagnol dans La Gloire de mon Père). Tout ça juste pour vous dire de vous souvenir de votre passé.

Fort heureusement, cette prise de conscience semble être dans l’air du temps. Grâce à ce regain d’intérêt pour jadis, les légumes anciens refont surface. Cardons, rutabagas et panais commencent à peupler nos marchés.